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Quand la mairie de Toulouse divise le peuple, le symptôme du marché interrompu

vendredi 21 novembre 2014

Ce samedi 22 novembre à Toulouse, deux manifestations sont prévues, répondant à deux appels différents.
Le premier, national et international, a été lancé par la ZAD de Notre-Dame-des-Landes il y a plus d’un mois et a pour objet la lutte contre les violences policières. Cela se traduit par un rassemblement non autorisé à 15h à Esquirol1.
1 Source
Le deuxième, celui des partis politiques, avec en tête le NPA, se veut aussi un appel à la lutte contre les violences policières, ce à quoi s’ajoute des revendications contre le barrage de Sivens. Il est prévu de défiler de Jeanne d’arc jusqu’à la préfecture, en passant par les boulevards.2
Quand bien même la manifestation de 11h est autorisée, la mairie de Toulouse est passée ce matin au marché de Cristal, incarnée par un bout de papier donnant à tous les commerçants la consigne pour le lendemain de quitter les lieux à 12h30, au lieu des 13h30 habituels (voir ci-dessous le document en question).
Pourtant, il y en a des manifestations sur ces boulevards toute l’année, et les consignes ne suivent pas systématiquement. On peut même dire qu’elles ne concernent que les manifestations portant sur les revendications précédemment évoquées.
Riche en exemple, celle du samedi 8 novembre, certes non autorisée, pour laquelle les commerçants ont été sommés du même ordre de la mairie, alors que le rassemblement avait lieu sur les allées Jean Jaurès (soit plus loin que le marché) et à 14h, donc après le départ quotidien des étalages.
La même semaine, le mercredi 5 novembre, les agriculteurs de la FDSEA ont pu déposer leur fumier en toute tranquillité sur ces mêmes boulevards, en amont d’un marché dont les acteurs n’ont été en aucun cas inquiétés.
Revenons à notre petit courrier de ce matin : on nous informe que la manifestation de demain s’oppose au barrage de Sivens. Qu’en est-il des « violences policières » placardées comme cible et objet majeur de ralliement dans tous les appels ?
Symptomatique d’une manipulation, la lettre du marché nous en dit long sur les procédés employés par la Mairie de Toulouse pour diviser la population, et faire passer quelques idées. Quand pour les commerçants, le temps c’est de l’argent, on peut vite comprendre que manifestation ne rime pas avec passion.
Tout ça rappelle les événements de Rio Loco cet été, quand les intermittents et commerçants s’affrontaient, alors que dans un premier temps il avait été décidé côté intermittents de continuer le festival dans la gratuité, ce à quoi la mairie de Toulouse avait rétorqué que dans ces conditions tout serait fermé, condamnant ainsi la possibilité pour les commerçants de gagner leur beurre.
Que dire du climat de peur et de haine qui s’installe, à chaque fois que la mairie s’adresse à nous de la sorte ? Comment réagir ?
Demain, emmenez vos cabas à la manif’ !


1 Source : article Mediapart
2 Source : article de La Dépêche

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