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Toulouse 8 Novembre 2014 - Commémoration et sureffectif policier

lundi 10 novembre 2014

Ce samedi 8 Novembre 2014, un appel à commémoration avait été lancé suite au décès de Rémi Fraisse. Alors que le préfet de région Midi-Pyrénées, Pascal Mailhos , avait interdit la manifestation entre 500 et 1000 manifestants (au départ du cortège et avant les premiers jet de lacrymogène) se sont regroupés en bas des allées Jean Jaurès.
L’appel à manifestation, relayé par différentes organisations sympathisantes de la commémoration du décès de Rémi Fraisse et engagées dans la contestation du projet de barrage de Sivens ou contre les violences policières, invitait à venir protégé à la manifestation suite aux violences policières de la précédente manifestation du 1er Novembre. Ainsi, parapluies, nez de clown, masques à gaz, gants, masque de ski et casques pouvait éviter commotions et autres désagréments de la contestation militante. Ces mêmes objets plébiscités par les parties prenantes de la manifestation ont également été interdits par l’appel du préfet de région Midi-Pyrénées.

D’importants effectifs de forces de l’ordre ayant été mobilisés pour s’opposer aux manifestants, le cortège, parti du bas de la station de métro Jean Jaurès, a été stoppé à mi parcours de la médiathèque. Les quelques 500 manifestants, entourés de policiers et gendarmes, ont alors été sommés de quitter les lieux faute de quoi il y serait contraint. Bien qu’une grosse partie des manifestants face au cordon de sécurité soit resté assis et scandant leur non violence, l’intervention des forces de l’ordre n’a pas tardé à être soutenue par les lacrymogènes et matraques.

Une fois de plus, à l’image de la semaine précédente, il n’y a pas d’autre alternative que la confrontation qui ait été proposé au cortège de la manifestation. Nous devons remarquer que les forces de l’ordre, bien que très promptes à intervenir, ont été moins avides de violence que lors du samedi 1er Novembre dans ces mêmes rues toulousaines. Nous devons aussi noter que le premier blessé de la manifestation sera un policier en civil, qui sera raccompagner par 2 collègues des les premiers heurts de la manifestation.

Quelques poubelles brulées et des échanges de lacrymogènes et projectiles diverses ont percés le ciel, dispersants les groupes de manifestants et les interventions policières. Ces échanges ont continué dans les rues adjacentes, entre pas de courses et promenades du samedi.

Nous apprenons que le préfet Pascal Mailhos a félicité les forces de l’ordre, comme le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc qui estime : « La sécurité des Toulousains a été préservée ».

La manifestation de ce samedi s’est terminé sur l’image d’une hydre à plusieurs tête mais dont aucune n’a vraiment la force de faire face, trop éloigné de son corps.
Différents groupes de manifestants, chacun dans son genre, a terminé la journée par de petites actions. Les uns brisaient des distributeurs de banques du centre ville, les autres faisaient un sitting sur le Capitole alors que la police et les gendarmes encadraient les uns et couraient après les autres.

Finalement, après ce samedi il ne reste que des questions, en voici quelques unes parmi d’autres :

Pourquoi toujours faire appel aux forces de l’ordre selon le modèle de la confrontation et ne pas proposer d’autres alternatives ? Responsables, venez rencontrer ceux qui vous contestent ! Comme dit le dicton " la peur n’efface pas le danger".

Pourquoi organisations et parties prenantes de la manifestations n’ont pensé de propositions d’actions autres que le "face to face" ? L’élan de sympathie tristement soutenus par le décès de Rémi Fraisse ne peut-il être à l’origine d’autres engagements ?

Pourquoi personne ne s’inquiète de son éventuelle responsabilité dans l’homicide volontaire ou involontaire de Rémi Fraisse ?


Contrairement à ce qui a été affirmé dans différents médias, il parait difficile d’affirmer que la voiture détruite sur les allées Jean Jaurès ait pris feu du fait d’un cocktail molotov. Nous avons effectivement vu des tirs de lacrymogènes sous certains véhicules et quelques cocktail molotov envoyés.

Point de détail, un policier mi-civil/mi-casqué et à surcharge pondérale importante, déjà précédemment rencontré en manifestation, a ce samedi de nouveau fait preuve d’une franche sympathie à mon égard. Un visage qui s’ajoute au tableau de mes futurs invités à qui je dédicace les mots suivant : "Je pardonne mais n’oublie pas, et j’ai une très bonne mémoire visuelle !"

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